Publié en 1929, Malaise dans la civilisation appartient ainsi à la dernière période de l’œuvre freudienne. Freud a alors plus de soixante-dix ans et ne cherche plus seulement à comprendre les pathologies individuelles observées dans son cabinet. Il entreprend désormais d’appliquer les catégories de la psychanalyse au destin collectif de l’humanité. L’époque elle-même se prête peu à l’optimisme. L’Europe sort à peine du traumatisme de la Première Guerre mondiale ; la révolution bolchevique a donné naissance à l’Union soviétique ; le fascisme gouverne déjà l’Italie et les sociétés européennes connaissent de profondes tensions politiques, nationales et sociales. C’est dans ce contexte que Freud s’interroge sur les contradictions inhérentes à toute vie civilisée. Pourquoi la civilisation, qui doit normalement améliorer l’existence des hommes et les protéger, semble-t-elle également être pour eux une source de malaise et de pathologies ?
Chapitres
- Chapitre 1 — De l’analyse individuelle à l’analyse collective
- Chapitre 2 — Le bonheur impossible
- Chapitre 3 — La civilisation comme renoncement aux pulsions
- Chapitre 4 — L’agressivité comme pulsion primordiale
- Chapitre 5 — La civilisation retourne l’agressivité contre l’homme lui-même
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