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Pericles_Illustration

Durée d'écoute : 18 min

L’Oraison funèbre de Périclès

par Thucydide

Athènes, la première année de la guerre du Péloponnèse. Devant les tombes de ses soldats, Périclès ne pleure pas seulement les morts : il dit ce qu’est la cité pour laquelle ils sont tombés.

Hiver 431-430 avant notre ère. Athènes et Sparte sont en guerre depuis quelques mois, et la cité enterre ses premiers morts. Selon la coutume, un orateur est choisi pour parler devant la foule : ce sera Périclès. Mais au lieu d’aligner les exploits des soldats, il parle d’Athènes elle-même. D’un gouvernement confié au grand nombre, de citoyens qui disent librement leur avis sur les affaires publiques, d’une ville ouverte aux étrangers. Pour lui, le courage de ces hommes ne se comprend qu’à partir de ce qu’ils défendaient. « En un mot, j’ose le dire, notre république est l’école de la Grèce. » Thucydide, qui a vécu cette guerre, nous a transmis ce discours : un éloge funèbre devenu un portrait de la démocratie.

Chapitres

  1. Chapitre 1 — L’Oraison funèbre de Périclès

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