Selon Hayek, le socialisme, entendu comme volonté d’assurer la prospérité économique par le contrôle de l’économie et la planification centralisée, est devenu la pensée dominante, y compris au Royaume-Uni et aux États-Unis, à travers la pensée de Keynes et de ses adeptes. La confiance dans le marché et la libre concurrence s’est étiolée, et tout le monde pense à peu près nécessaire que l’État vienne réguler l’économie en vue de plus d’égalité ou d’équité. Or, dit-il, cette tendance vers le socialisme n’est pas seulement une rupture avec le libéralisme du XIXe siècle, mais aussi avec toute l’évolution de la civilisation occidentale, avec « l’individualisme fondamental que nous avons hérité d’Érasme et de Montaigne, de Cicéron et de Tacite, de Périclès et de Thucydide. »
Chapitres
- Chapitre 1 — Friedrich Hayek
- Chapitre 2 — Le libéralisme, une route abandonnée
- Chapitre 3 — Socialisme contre libéralisme
- Chapitre 4 — Le contrôle économique et l’absence de liberté
- Chapitre 5 — La fin de la vérité
- Chapitre 6 — Conclusion : Hayek, un anti-étatiste ?
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