Pour l’homme profane, non religieux, détaché des formes traditionnelles de croyance, le phénomène religieux demeure obscur. Il le réduit volontiers au dogme ou au simple attachement à Dieu, comme si le livre, la prière ou les rites suffisaient à expliquer l’insondable opacité de la foi.
Or, pour l’homme religieux, le sacré recèle des profondeurs autrement plus mystérieuses. Il est ce qui existe véritablement, la seule réalité pleine et entière. Le sacré se manifeste, se révèle, et par là même organise l’espace, le temps et les actes humains. Il est à l’origine du monde et de sa diversité. À l’inverse, le profane évolue dans un univers homogène et désacralisé, où les choses ne renvoient plus à un ordre supérieur. C’est cet écart d’expérience, cette fracture entre deux manières d’habiter le monde que Mircea Eliade entreprend d’éclairer dans Le Sacré et le Profane.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Débloquez ce podcast et
toute la bibliothèque IdéoChoc
Un concentré des meilleures idées en 25 min
Écoutez sans contrainte, où que vous soyez
Affûtez votre esprit avec des analyses percutantes