En 1920, un spectre hante l’Europe : le spectre de la guerre. À peine les feux de 1918 sont-ils éteints que déjà se préparent ceux de 1939. La tragédie européenne du XXe siècle procède d’une profonde impréparation politique. Que vaut donc la paix de 1918 ? Rien, répond Jacques Bainville dans son célèbre essai polémique, Les Conséquences politiques de la paix. La paix ne se prononce pas comme une sentence de justice. Elle est d’abord politique, et se prépare dans la durée. Une paix durable est une œuvre continue. Tout le contraire du traité de Versailles, négocié au sortir de la Première Guerre mondiale et tombé comme l’arrêt d’un tribunal. Bainville en tire un constat lucide : cette paix ne durera pas, parce qu’elle a été conclue selon des logiques étrangères, voire contraires, à la politique et à l’histoire. L’avenir, on le sait, lui donnera raison.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Débloquez ce podcast et
toute la bibliothèque IdéoChoc
Un concentré des meilleures idées en 25 min
Écoutez sans contrainte, où que vous soyez
Affûtez votre esprit avec des analyses percutantes