En 1871, l’Allemagne remporte la guerre contre la France. Bismarck, Guillaume Ier – couronné empereur – et la société allemande célèbrent cette victoire. Le jeune Nietzsche s’est engagé comme volontaire dans l’armée. Il a vu les champs de bataille, mais aussi la puissance allemande. Pourtant, à Bâle, en 1873, il écrit un livre décapant sur la société allemande et sa victoire. Son message tient en une phrase : « Une grande victoire est un grand danger. »
L’esprit allemand est mort au profit de l’Empire allemand. Aux yeux de Nietzsche, si le génie politique de Bismarck a permis l’éclatante victoire militaire de l’Allemagne, il a parallèlement porté un coup fatal à la culture allemande. Nietzsche ne voit donc dans le succès extraordinaire de cette guerre aucune raison de se réjouir. Bien au contraire, son livre constitue une critique acerbe des nouveaux maîtres que la guerre a portés au rang de vainqueurs triomphants : les philistins de la culture.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Débloquez ce podcast et
toute la bibliothèque IdéoChoc
Un concentré des meilleures idées en 25 min
Écoutez sans contrainte, où que vous soyez
Affûtez votre esprit avec des analyses percutantes